... alors j'en profite car j'ai comme l'impression que ça durera moins longtemps que les impôts...

Et je goûte donc de ces heures de liberté pour oser coudre les oreilles de la demoiselle. Malgré les épingles, malgré sa tête qui tourne pour l'instant à 90°, elles ont décidé qu'elles étaient et resteront rebelles. Elles avaient l'intention d'être de travers la première fois et, malgré mes efforts pour les aligner, n'ont pas voulu déroger à leur première envie. 

il faudra bien que mon doudou et moi nous en accommodions. A trop vouloir travailler leur garde-à-vous, j'ai peur d'endommager sa frimousse. Et si changer les parties du corps ne me dérange pas, il n'en est pas de même pour le visage. Ce ne serait plus la même... 

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Avec une persévérance et une tension infinies, je rentre les fils comme je l'ai vu faire sur d'autres blogs. Je ne sais pas coudre et je suis un peu en état de choc, maîtrisant à peine l'apnée à chaque traversée d'aiguille entre les mailles de son petit corps. 

A ce moment, j'ai l'impression qu'elle me regarde et le nom que j'allais lui donner est devenu une évidence.

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Allez, courage ma toute petite. Il est temps pour toi de garder la tête sur les épaules. Laisse faire la spécialiste. Tu as peur ? J'avoue, moi aussi... 

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Ma mignonne, docile, ne pipe pas mot alors que je la manipule dans tous les sens, sans me soucier de savoir si la ouatine lui monte à la tête quand je la tiens par les pieds pour suturer sa frimousse sur ses épaules. 
Je couds, le souffle court, jusqu'à ce que l'inclinaison de sa petite bobine prenne la tournure touchante et légèrement de travers que je lui désirai.

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